RED NOTICE : ces 5 défilés à suivre durant cette Paris Fashion Week

THE EDIT

De retour pour une saison prometteuse, enfin, nous l’espérons tous. En cette rentrée intense, la Paris Fashion Week printemps-été approche à grands pas. Ne serait-ce pas l’occasion de mettre quelques défilés en priorité sur notre agenda ?

BY CELESTIN

Le calendrier des défilés printemps-été féminins précédent s’est montré inoubliable. Progressivement, ce rendez-vous annuel se révèle historique. L’année antérieure, plus de 15 directeurs artistiques ont pu présenter leur première collection dans leur nouvelle maison : Demna pour Gucci, ou encore Jonathan Anderson pour la griffe Dior, et sans oublier l’incontournable show que nous a présenté Matthieu Blazy pour Chanel.

Saint Laurent

Anthony Vaccarello, à la tête de Saint Laurent depuis avril 2016, construit son langage de manière surprenante. Son aptitude à voyager dans le temps lui permet de revisiter des pièces anciennes et de les mettre au goût du jour, transformant la mode d’hier en celle de demain.

Nous nous souviendrons toujours des sublimes robes aux volumes amples qui précédaient ces fameux imperméables en nylon très légers et fluides. Le prochain défilé se profile à l’horizon et risque d’être très sensuel, avec cette étincelle, cette séduction discrète qui se combine à l’élégance qu’Anthony Vaccarello lui donne. Une marque de fétichisme est aussi attendue, venant casser toute forme de classicisme en accentuant une partie de l’ADN d’Yves Saint Laurent, celle où toute sensualité se dégage de manière implicite, mais à la fois explicite.

La collection féminine printemps-été qui l’a précédée en septembre dernier fut un succès remarquable, un show digne d’un court-métrage sensuel. Un défilé très attendu qui a notamment marqué le retour de Bella Hadid sur le podium.

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Jean Paul Gaultier

Après sa retraite du prêt-à-porter et de la couture en 2020, la maison Jean Paul Gaultier a adopté, pendant un long moment, un système inédit de créateurs invités, avant de confier les clés du bateau à Duran Lantink, designer expérimental de réputation rebelle, qui vient se marier justement à l’esprit provocateur de la marque.

Une union très cohérente, deux univers pas totalement différents qui se joignent avec un ton et cette manière de jouer sur les volumes, de complètement les exagérer. Sa mini-robe rayée, avec une forme en S courbée à l’avant et à l’arrière, en est un parfait exemple. Il reprend des codes emblématiques tels que le soutien-gorge conique, la marinière et les imprimés tatouage en trompe-l’œil.

Lantink veut toucher une nouvelle génération, élargir les environs. Il reprend des formes 3D et des volumes très reconnaissables. La volonté de provoquer et de déranger est bel et bien présente, car si, d’un côté, certaines personnes diront que c’est du génie, de l’autre, elles diront que c’est blasphématoire. Cette frontière qui paraît si mince, mais qui, en réalité, est tellement vaste, pousse à la réflexion et à la curiosité de découvrir ses prochaines créations.

Chanel

C’est peut-être le défilé à ne pas manquer. Matthieu Blazy chez Chanel, avec son inaugural show pour la marque en octobre dernier. Un nouveau départ a commencé pour Chanel, notamment pour le tweed, qui a été profondément revisité. Blazy crée un « neo-tweed » plus léger, effiloché, parfois transparent et très travaillé en mailles. Les volumes du célèbre tailleur sont modernisés, donnant des épaules plus arrondies, des vestes plus souples et des jupes raccourcies. Une certaine audace de sa part et celle d’un ingénieux designer : le fait de transformer à ce point une telle création signature de la maison, c’est en faire une pièce quelque peu nouvelle. Réintroduisant la veste courte en tweed, un élément fortement associé à Chanel dans les années 2000.

Il joue avec les deux vestiaires et nous plonge dans une atmosphère novatrice. Un choix de décor pour ce show impressionnant plongeait le Grand Palais de Paris dans l’espace : une approche pour énoncer au monde que c’est l’heure du changement. « Ce n’est que le début », expliquait-il. Un message fort pour une suite que nous désirons fort.

 

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Balenciaga

La maison, elle aussi, est au cœur du jeu des chaises musicales de la mode de 2025. Après le départ de l’incontournable Demna, Pierpaolo Piccioli fait ses débuts. Un chapitre majeur s’ouvre à présent pour l’avenir de la marque. Une marque qui, sous le règne de Demna, voyait ses proportions décuplées et son esthétique devenir urbaine. Il a plus précisément popularisé les hoodies oversize et principalement relancé la couture Balenciaga en 2021.

Pierpaolo Piccioli représente un véritable enjeu, car arriver après Demna, ce n’est tout de même pas rien. Pour son premier défilé, il s’est notamment inspiré des archives de la maison, créant toute une collection à partir d’une seule création de Cristóbal Balenciaga : la robe-sac. Il a rendu hommage à Demna en impliquant dans certaines silhouettes d’immenses paires de lunettes de soleil. Une palette de couleurs très remarquée : le rouge, le rose, le bleu et le vert sont très présents. Cette représentation est une manière pour lui de prendre possession de Balenciaga et de permettre à la suite d’étendre sa perception.

 

Saint Laurent

Anthony Vaccarello, à la tête de Saint Laurent depuis avril 2016, construit son langage de manière surprenante. Son aptitude à voyager dans le temps lui permet de revisiter des pièces anciennes et de les mettre au goût du jour, transformant la mode d’hier en celle de demain.

Nous nous souviendrons toujours des sublimes robes aux volumes amples qui précédaient ces fameux imperméables en nylon très légers et fluides. Le prochain défilé se profile à l’horizon et risque d’être très sensuel, avec cette étincelle, cette séduction discrète qui se combine à l’élégance qu’Anthony Vaccarello lui donne. Une marque de fétichisme est aussi attendue, venant casser toute forme de classicisme en accentuant une partie de l’ADN d’Yves Saint Laurent, celle où toute sensualité se dégage de manière implicite, mais à la fois explicite.

La collection féminine printemps-été qui l’a précédée en septembre dernier fut un succès remarquable, un show digne d’un court-métrage sensuel. Un défilé très attendu qui a notamment marqué le retour de Bella Hadid sur le podium.

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Jean Paul Gautier

Après sa retraite du prêt-à-porter et de la couture en 2020, la maison Jean Paul Gaultier a adopté, pendant un long moment, un système inédit de créateurs invités, avant de confier les clés du bateau à Duran Lantink, designer expérimental de réputation rebelle, qui vient se marier justement à l’esprit provocateur de la marque.

Une union très cohérente, deux univers pas totalement différents qui se joignent avec un ton et cette manière de jouer sur les volumes, de complètement les exagérer. Sa mini-robe rayée, avec une forme en S courbée à l’avant et à l’arrière, en est un parfait exemple. Il reprend des codes emblématiques tels que le soutien-gorge conique, la marinière et les imprimés tatouage en trompe-l’œil.

Lantink veut toucher une nouvelle génération, élargir les environs. Il reprend des formes 3D et des volumes très reconnaissables. La volonté de provoquer et de déranger est bel et bien présente, car si, d’un côté, certaines personnes diront que c’est du génie, de l’autre, elles diront que c’est blasphématoire. Cette frontière qui paraît si mince, mais qui, en réalité, est tellement vaste, pousse à la réflexion et à la curiosité de découvrir ses prochaines créations.

333 ARMY 333
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Chanel

C’est peut-être le défilé à ne pas manquer. Matthieu Blazy chez Chanel, avec son inaugural show pour la marque en octobre dernier. Un nouveau départ a commencé pour Chanel, notamment pour le tweed, qui a été profondément revisité. Blazy crée un « neo-tweed » plus léger, effiloché, parfois transparent et très travaillé en mailles.

Les volumes du célèbre tailleur sont modernisés, donnant des épaules plus arrondies, des vestes plus souples et des jupes raccourcies. Une certaine audace de sa part et celle d’un ingénieux designer : le fait de transformer à ce point une telle création signature de la maison, c’est en faire une pièce quelque peu nouvelle. Réintroduisant la veste courte en tweed, un élément fortement associé à Chanel dans les années 2000.

Il joue avec les deux vestiaires et nous plonge dans une atmosphère novatrice. Un choix de décor pour ce show impressionnant plongeait le Grand Palais de Paris dans l’espace : une approche pour énoncer au monde que c’est l’heure du changement. « Ce n’est que le début », expliquait-il. Un message fort pour une suite que nous désirons fort.

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Balienciaga

La maison, elle aussi, est au cœur du jeu des chaises musicales de la mode de 2025. Après le départ de l’incontournable Demna, Pierpaolo Piccioli fait ses débuts. Un chapitre majeur s’ouvre à présent pour l’avenir de la marque. Une marque qui, sous le règne de Demna, voyait ses proportions décuplées et son esthétique devenir urbaine

Il a plus précisément popularisé les hoodies oversize et principalement relancé la couture Balenciaga en 2021. Pierpaolo Piccioli représente un véritable enjeu, car arriver après Demna, ce n’est tout de même pas rien. Pour son premier défilé, il s’est notamment inspiré des archives de la maison, créant toute une collection à partir d’une seule création de Cristóbal Balenciaga : la robe-sac.

Il a rendu hommage à Demna en impliquant dans certaines silhouettes d’immenses paires de lunettes de soleil. Une palette de couleurs très remarquée : le rouge, le rose, le bleu et le vert sont très présents. Cette représentation est une manière pour lui de prendre possession de Balenciaga et de permettre à la suite d’étendre sa perception.

Saint Laurent

Anthony Vaccarello, à la tête de Saint Laurent depuis avril 2016, construit son langage de manière surprenante. Son aptitude à voyager dans le temps lui permet de revisiter des pièces anciennes et de les mettre au goût du jour, transformant la mode d’hier en celle de demain.

Nous nous souviendrons toujours des sublimes robes aux volumes amples qui précédaient ces fameux imperméables en nylon très légers et fluides. Le prochain défilé se profile à l’horizon et risque d’être très sensuel, avec cette étincelle, cette séduction discrète qui se combine à l’élégance qu’Anthony Vaccarello lui donne. Une marque de fétichisme est aussi attendue, venant casser toute forme de classicisme en accentuant une partie de l’ADN d’Yves Saint Laurent, celle où toute sensualité se dégage de manière implicite, mais à la fois explicite.

La collection féminine printemps-été qui l’a précédée en septembre dernier fut un succès remarquable, un show digne d’un court-métrage sensuel. Un défilé très attendu qui a notamment marqué le retour de Bella Hadid sur le podium.

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Jean Paul Gautier

Après sa retraite du prêt-à-porter et de la couture en 2020, la maison Jean Paul Gaultier a adopté, pendant un long moment, un système inédit de créateurs invités, avant de confier les clés du bateau à Duran Lantink, designer expérimental de réputation rebelle, qui vient se marier justement à l’esprit provocateur de la marque.

Une union très cohérente, deux univers pas totalement différents qui se joignent avec un ton et cette manière de jouer sur les volumes, de complètement les exagérer. Sa mini-robe rayée, avec une forme en S courbée à l’avant et à l’arrière, en est un parfait exemple. Il reprend des codes emblématiques tels que le soutien-gorge conique, la marinière et les imprimés tatouage en trompe-l’œil.

Lantink veut toucher une nouvelle génération, élargir les environs. Il reprend des formes 3D et des volumes très reconnaissables. La volonté de provoquer et de déranger est bel et bien présente, car si, d’un côté, certaines personnes diront que c’est du génie, de l’autre, elles diront que c’est blasphématoire. Cette frontière qui paraît si mince, mais qui, en réalité, est tellement vaste, pousse à la réflexion et à la curiosité de découvrir ses prochaines créations.

Chanel

C’est peut-être le défilé à ne pas manquer. Matthieu Blazy chez Chanel, avec son inaugural show pour la marque en octobre dernier. Un nouveau départ a commencé pour Chanel, notamment pour le tweed, qui a été profondément revisité. Blazy crée un « neo-tweed » plus léger, effiloché, parfois transparent et très travaillé en mailles.

Les volumes du célèbre tailleur sont modernisés, donnant des épaules plus arrondies, des vestes plus souples et des jupes raccourcies. Une certaine audace de sa part et celle d’un ingénieux designer : le fait de transformer à ce point une telle création signature de la maison, c’est en faire une pièce quelque peu nouvelle. Réintroduisant la veste courte en tweed, un élément fortement associé à Chanel dans les années 2000.

Il joue avec les deux vestiaires et nous plonge dans une atmosphère novatrice. Un choix de décor pour ce show impressionnant plongeait le Grand Palais de Paris dans l’espace : une approche pour énoncer au monde que c’est l’heure du changement. « Ce n’est que le début », expliquait-il. Un message fort pour une suite que nous désirons fort.

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Balenciaga

La maison, elle aussi, est au cœur du jeu des chaises musicales de la mode de 2025. Après le départ de l’incontournable Demna, Pierpaolo Piccioli fait ses débuts. Un chapitre majeur s’ouvre à présent pour l’avenir de la marque. Une marque qui, sous le règne de Demna, voyait ses proportions décuplées et son esthétique devenir urbaine.

Il a plus précisément popularisé les hoodies oversize et principalement relancé la couture Balenciaga en 2021. Pierpaolo Piccioli représente un véritable enjeu, car arriver après Demna, ce n’est tout de même pas rien. Pour son premier défilé, il s’est notamment inspiré des archives de la maison, créant toute une collection à partir d’une seule création de Cristóbal Balenciaga : la robe-sac.

Il a rendu hommage à Demna en impliquant dans certaines silhouettes d’immenses paires de lunettes de soleil. Une palette de couleurs très remarquée : le rouge, le rose, le bleu et le vert sont très présents. Cette représentation est une manière pour lui de prendre possession de Balenciaga et de permettre à la suite d’étendre sa perception.

333 ARMY 333
333 ARMY 333

Miu Miu

Dans un élan de dure labeur, la collection antérieure de Miu Miu. Miuccia Prada a proposé une présentation vêtue de femmes en tabliers de travail, faisant référence aux ouvrières et employées de maison. Elle nous offre le privilège d’étaler son exploration du vêtement de travail et du quotidien, plutôt que d’opter pour le glamour traditionnel que nous connaissons tous. Un choix, ou devrais-je dire un défi réussi pour Miuccia Prada, donnant la lumière aux personnes dont le savoir-faire et l’élaboration se prouvent être peu visibles.

Une prochaine ligne très scrutée après l’ouverture du vestiaire de ceinture à outils par Sandra Hüller (actrice allemande oscarisée pour Anatomie d’une chute) la saison passée. Une attente concernant le passage sur le podium est considérablement pointilleuse.

La maison a exprimé le pouvoir de transformer une fois de plus un vêtement ordinaire en objet de mode, tout en lui donnant une dimension sociale. Une garde-robe originale pour des pièces banales : vont-ils récidiver durant cette Fashion Week ?

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Miu Miu

Dans un élan de dure labeur, la collection antérieure de Miu Miu. Miuccia Prada a proposé une présentation vêtue de femmes en tabliers de travail, faisant référence aux ouvrières et employées de maison. Elle nous offre le privilège d’étaler son exploration du vêtement de travail et du quotidien, plutôt que d’opter pour le glamour traditionnel que nous connaissons tous. Un choix, ou devrais-je dire un défi réussi pour Miuccia Prada, donnant la lumière aux personnes dont le savoir-faire et l’élaboration se prouvent être peu visibles.

Une prochaine ligne très scrutée après l’ouverture du vestiaire de ceinture à outils par Sandra Hüller (actrice allemande oscarisée pour Anatomie d’une chute) la saison passée. Une attente concernant le passage sur le podium est considérablement pointilleuse.

La maison a exprimé le pouvoir de transformer une fois de plus un vêtement ordinaire en objet de mode, tout en lui donnant une dimension sociale. Une garde-robe originale pour des pièces banales : vont-ils récidiver durant cette Fashion Week ?

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Miu Miu

Dans un élan de dure labeur, la collection antérieure de Miu Miu. Miuccia Prada a proposé une présentation vêtue de femmes en tabliers de travail, faisant référence aux ouvrières et employées de maison. Elle nous offre le privilège d’étaler son exploration du vêtement de travail et du quotidien, plutôt que d’opter pour le glamour traditionnel que nous connaissons tous. Un choix, ou devrais-je dire un défi réussi pour Miuccia Prada, donnant la lumière aux personnes dont le savoir-faire et l’élaboration se prouvent être peu visibles.

Une prochaine ligne très scrutée après l’ouverture du vestiaire de ceinture à outils par Sandra Hüller (actrice allemande oscarisée pour Anatomie d’une chute) la saison passée. Une attente concernant le passage sur le podium est considérablement pointilleuse.

La maison a exprimé le pouvoir de transformer une fois de plus un vêtement ordinaire en objet de mode, tout en lui donnant une dimension sociale. Une garde-robe originale pour des pièces banales : vont-ils récidiver durant cette Fashion Week ?

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